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Blondin
il y a 1 mois

La Ballade du Soldat Odawaa

Tome 0 : La ballade du soldat odawaa

Auteurs
Cédric Apikian (Scénario)
Walter Pezzali (Couleurs)
Christian Rossi (Dessin)
Édition
Casterman - 30 octobre 2019
Format
88 pages
EAN
978-2-2031-7222-7
Note moyenne
(11 votes)
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Pour son nouvel album, le vétéran Christian Rossi s’est associé à un nouveau venu dans le clan des scénaristes. Après son épisode sur les amazones que j’avais personnellement trouvé assez moyen scénaristiquement c’est une bonne nouvelle et je dois dire que le courant semble être passé excellemment entre les deux lorsque l’on regarde le rendu final, un one-shot sur un concept du reste assez classique mais à la construction complexe loin d’être évidente. Le Front français de 1915 est noir comme une nuit éternelle. Dans cet enfer les soldats allemands le redoutent plus que l’assaut, plus que la mort. On le dit partout, capable de vous attraper où que vous soyez. Il serait immortel, envoyé par le diable même. Est-ce un soldat? On l’appelle Odawaa. L’ouvrage est présenté comme un western et je dois dire qu’il en revêt les thèmes et l’aspect mythique, presque fantastique. Le théâtre du front de 14/18 a beaucoup été abordé en BD, souvent de façon historique, parfois de façon fantastique, le plus souvent dans une veine lovecraftienne compréhensible et qui semble beaucoup inspirer les scénaristes. Ici le référent serait plutôt l’excellent Cinq branches de coton noir sorti début 2018 et qui utilisait cette fois la seconde guerre mondiale pour envoyer un commando noir derrière les lignes allemandes pour récupérer le premier drapeau de la Nation libre américains, aux mains d’un officier nazi collectionneur de reliques… On retrouve dans Odawaa l’idée du commando indigène (des indiens canadiens formant une équipe de snipers redoutables), la noirceur visuelle semblant reprendre la forme du « duel » final d’Apocalypse now, mais surtout l’aspect indéterminé: jamais nous ne savons si nous sommes dans un cauchemar, maintenant, avant, dans le réel ou non. Car le cœur de l’album est bien la figure d’Odawa, fantôme de terreur dont l’ombre parcourt subrepticement les pages de l’album comme les chants poétiques récités par son officier. [...] Lire la suite sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/29/la-ballade-du-soldat-odawaa/
Blondin
il y a 2 mois

Shi (Dargaud)

Tome 4 : Victoria

Auteurs
Benoît Drousie (Scénario)
José Homs (Dessin)
Édition
Dargaud - 24 janvier 2020
Format
56 pages
EAN
978-2-5050-8096-1
Note moyenne
(25 votes)
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Fin de cycle. Il faudra voir le prochain pour faire le lien mais c'est vrai que des pistes sont lancées sans qu'on sache bien le pourquoi...
Blondin
il y a 5 mois
Mille merci pour ce travail de fou que représente BDphile, un outil vraiment vraiment de niveau pro qui n'a rien à envier à d'autres payants. Quand on pourra ajouter un album en scannant l'isbn ce sera absolument parfait. ET merci à la communauté qui nettoie tout ça et alimente. Je m'efforce de mettre des critiques de temps en temps ou de corriger ce qui me saute aux yeux, bien peu. Longue vie à BDphile!
Blondin
il y a 6 mois

Largo Winch

Tome 22 : Les Voiles Écarlates

Auteurs
Bertrand Denoulet (Couleurs)
Philippe Francq (Couleurs)
Philippe Francq (Dessin)
Éric Giacometti (Scénario)
Olga Shepovalnikova (Traduction)
Jean Van Hamme (Adapté de)
Édition
Dupuis - 15 novembre 2019
Collection
Dupuis "Grand Public"
Format
48 pages
EAN
979-1-0347-3103-9
Note moyenne
(40 votes)
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Décu par ce premier cycle post-Van Hamme. Ca reste très bien dessiné, intéressant et parfois drôle, mais on perd clairement la fluidité des explications sur le monde de la finance pour quelque chose de pointu qui devient moins grand public. J'espère que le scénariste corrigera le tir par la suite car pour le coup Largo Winch perd le statut de BD indispensable. Dommage.
Blondin
il y a 6 mois

Le Scorpion

Tome 12 : Le Mauvais Augure

Auteurs
Stephen Desberg (Scénario)
Enrico Marini (Dessin)
Édition
Dargaud - 15 novembre 2019
Format
64 pages
EAN
978-2-5050-7086-3
Note moyenne
(27 votes)
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Même chose. Le 11 était un des meilleurs de la série, relançant superbement avec le nouveau méchant assassin. Quelques années d'attente pour un album qui ne clôture pas vraiment sans non plus relancer avant la reprise par le dessinateur Luigi Critone. Il faut savoir terminer une série, même les meilleures...
Blondin
il y a 1 an

Jusqu'au dernier

Tome 0 : Jusqu'au dernier

Auteurs
Jérôme Félix (Scénario)
Paul Gastine (Dessin)
Paul Gastine (Couleurs)
Édition
Bamboo - 30 octobre 2019
Format
72 pages
EAN
978-2-8189-6700-3
Note moyenne
(49 votes)
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Un véritable chef d'oeuvre tant graphique que scénaristique. Un très grand western, une énorme claque BD, la BD de l'année pour moi... Lire ma critique sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/10/30/jusquau-dernier/
Blondin
il y a 1 an

U.C.C. Dolores

Tome 1 : la trace des nouveaux Pionniers

Auteurs
Didier Tarquin (Couleurs)
Didier Tarquin (Dessin)
Didier Tarquin (Scénario)
Lyse Tarquin (Dessin)
Lyse Tarquin (Couleurs)
Lyse Tarquin (Scénario)
Édition
Glénat - 9 janvier 2019
EAN
978-2-3440-3440-8
Note moyenne
(42 votes)
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Comme souvent Glénat sort la grosse artillerie com' pour le passage du dessinateur de Lanfeust... dont on se demandait quand il accepterait de changer d'air après vingt-cinq ans à dessiner les aventures du rouquin forgeron. Malgré ce confort Tarquin a toujours su faire évoluer son style de dessin, chose que j'apprécie chez un dessinateur même si parfois ce n'est pas pour le mieux. Tarquin travaille depuis le début de Lanfeust Odyssey avec son épouse Lyse sur les couleurs, qui s'en sort très bien en étant relativement sobre en effets spéciaux et autres halos numériques coutumiers chez les coloristes de SF/fantasy. Si UCC Dolores est son premier album "solo", il a déjà produit des scénarios de séries chez Soleil, notamment avec Tony Valente, l'auteur du génial Radiant. Et donc UCC Dolores ça donne quoi? Je dois dire que le pitch ressemble énormément à une des très bonnes séries SF de ces dernières années, Warship Jolly Rogers. Et si la réalisation est impeccable et sent l'expérience, niveau scénario l'absence du vieux routier Arleston se ressent avec une certaine imprécision sur ce qu'est cette série, les pistes visées par Didier Tarquin. Le gros bras qui accompagne la rouquine sortie du couvent est efficace tout comme les méchants et surtout le mécano du navire, sorte de Wolverine mutique particulièrement réussi. L'héroïne en revanche subit le même syndrome que Lanfeust à ses débuts, à savoir être finalement le side-kick de ses acolytes... paradoxal. Le mystère principal repose sur le vaisseau lui-même qui sur ce premier tome est étonnamment normal. En conclusion je dirais que pour les fans de Tarquin la lecture se tente (surtout que l'intrigue est prévue en trois tomes pour le premier cycle, ce qui est raisonnable), pour les autres, la comparaison avec la série de Montllo et Runberg est en défaveur de l'UCC Dolorès. C'est un peu lent à démarrer même si l'univers à la Starwars et le design général restent agréables. Essai pas vraiment transformé et on attend la suite pour se prononcer. Lire sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/02/27/ucc-dolores
Blondin
il y a 1 an

XIII

Tome 13 : L'Enquête Deuxième partie

Auteurs
Philippe Xavier (Dessin)
Jean Van Hamme (Scénario)
William Van Cutsem (Dessin)
Édition
Dargaud - 30 novembre 2018
Format
32 pages
EAN
978-2-5050-7267-6
Note moyenne
(25 votes)
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Nul, passez votre chemin, il n'y a rien à prendre dans cet objet mal écrit, presque sans illustrations originales et dont on ne comprend pas même le projet. Indécent.
Blondin
il y a 1 an
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Guide averti

50 commentaires
Blondin
il y a 2 ans

Azimut

Tome 4 : Nuées noires, voile blanc

Auteurs
Wilfrid Lupano (Scénario)
Jean-Baptiste Andréae (Dessin)
Édition
Vents d'Ouest - 10 janvier 2018
Format
48 pages
EAN
978-2-7493-0848-7
Note moyenne
(27 votes)
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Bonjour, pour info ma critique de ce volume est disponible ici: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/03/28/nuees-noires-voile-blanc/ Un très bon album, à l'image de tous les autres opus de cette très très grande série. Je plussoie donc, oui, Lupano est génial!
Blondin
il y a 2 ans
Blondin a commenté l'album Elric - 3. Le loup blanc

Elric

Tome 3 : Le loup blanc

Auteurs
Julien Blondel (Scénario)
Jean-Luc Cano (Scénario)
Michael Moorcock (Adapté de)
Robin Recht (Dessin)
Julien Telo (Dessin)
Jean Bastide (Dessin)
Édition
Glénat - 20 septembre 2017
Format
64 pages
EAN
978-2-7234-8706-1
Note moyenne
(14 votes)
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Oui, un peu moins bon, la nouveauté s'estompe. Ma critique ici: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/28/elric-t-3-le-loup-blanc/
Blondin
il y a 2 ans

Il faut flinguer Ramirez

Tome 1 : Muet comme une tombe

Auteurs
Nicolas Petrimaux (Dessin)
Nicolas Petrimaux (Scénario)
Nicolas Petrimaux (Couleurs)
Édition
Canal BD - 30 mai 2018
Format
152 pages
EAN
978-2-9128-0487-7
Note moyenne
(102 votes)
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Attention, chef d'oeuvre! La meilleure BD de l'année et probablement une des meilleures de la decennie! Le mieux c'est de la lire pour comprendre. Si vous aimez les films de Tarantino, les super 5, les moustaches ou les aspirateurs, foncez! Ma critique sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/06/08/il-faut-flinguer-ramirez/
Blondin
il y a 2 ans
Blondin a commenté l'album Skybourne (One-shot)

Skybourne

Tome 0 :

Auteurs
Duk Hyun Cho (Scénario)
Duk Hyun Cho (Dessin)
Marcio Menyz (Couleurs)
Édition
Delcourt - 16 mai 2018
Collection
Contrebande
Format
128 pages
EAN
978-2-7560-9981-1
Note moyenne
(10 votes)
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J'adore le trait de Cho et cet album est vraiment un gros plaisir badass. Le scénario est simple mais absolument pas honteux. Ma critique est sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/06/07/skybourne/
Blondin
il y a 2 ans
Blondin a commenté l'album RedSun - 1. Mon frère

RedSun

Tome 1 : Mon frère

Auteurs
Stéphane Louis (Scénario)
Alessandra De Bernardis (Dessin)
Alessandra De Bernardis (Couleurs)
Édition
Kamiti - 26 avril 2018
Format
54 pages
EAN
979-1-0974-7701-1
Note moyenne
(6 votes)
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Excellente surprise sf (en deux volumes prévus) avec une très bonne dessinatrice. Histoire de colonisation spatiale et de soumission de l'humanité avec un gene inhibant.
Blondin
il y a 3 ans
Blondin a commenté l'album Shangri-La (One-shot)

Shangri-La

Tome 0 :

Auteurs
Mathieu Bablet (Scénario)
Mathieu Bablet (Couleurs)
Mathieu Bablet (Dessin)
Édition
Ankama - Janvier 2017
EAN
978-2-3591-0969-6
Note moyenne
(72 votes)
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Premier constat: Ankama fait partie de ces « petits » éditeurs qui mettent les moyens pour offrir des formats spécifiques voir d’exception à ses auteurs. Comme Akileos sur des bouquins comme le Roy des Ribauds ou Brane zéro, ici Bablet semble avoir eu « open-bar » niveau format et pagination. On a donc un énorme one-shot doté d’une très belle couverture qui fait son effet ainsi qu’une tranche toilée. Très propre. Shangri-là est une dystopie. Dans le futur l’humanité s’est réfugiée sur une station orbitale où toute la vie est uniformisée et régentée par une multinationale furieusement inspirée d’une célèbre marque à la pomme et l’impératif de posséder le dernier modèle de terminal. Jamais la critique de l’Iphone n’a été aussi féroce… Pendant que le personnage principal enquête sur les agissements de scientifiques, une révolte gronde dans cet univers aseptisé, trop parfait. Soyons clair, ce qui marque à la (longue) lecture de cet album c’est la radicalité du propos, résolument politique. On est ici en plein dans l’héritage de la SF de contestation qui a fleuri aux USA dans les années 60. Les habitués des lectures SF pourront sentir le classicisme mais les fondamentaux sont là et surtout, c’est honnête, impliqué, un véritable projet porté par l’auteur qui a effectué un très gros boulot pour structurer son univers. La construction du scénario est ainsi ambitieuse avec des aller-retours temporels qui brouillent la linéarité mais se retrouvent justifiés par la chute. Attention, comme souvent en dystopie, c’est sombre, froid, nihiliste. Même Bajram dont l’Universal War est l’icône d’une SF pessimiste passerait presque pour un béat… On sent le coup de gueule et même lorsque l’on a du recule par rapport à la société de consommation, la lecture de la BD est une épreuve. Mais le propos le nécessite et je dirais que Shangri-la rejoint sur ce plan les quelques œuvres (tout média confondu) qui parviennent à allier l’artistique/ludique et l’ambition intellectuelle. Sur le plan graphique, Bablet a de la place et l’utilise. Le format de l’album (outre la pagination) est très grand et permet de magnifiques tableaux industriels aux perspectives démentielles (et minutieuses), des plans spatiaux très larges qui font ressentir le silence et l’hostilité ou encore des scènes contemplatives sur des planètes sauvages. Le trait de Mathieu Bablet n’est vraiment pas le style que je préfère en BD mais force est de reconnaître que sa technique et sa précision sont de qualité. Visiblement les visages de cet album ont dérangé un certain nombre de chroniqueurs, dont moi. Ce serait l’élément négatif de l’album (à relativiser puisque nous touchons ici au style de l’auteur, dont un ressenti forcément subjectif du lecteur) au sein d’une multitude de qualités. Shangri-la est une aventure qui se mérite, une sorte de fresque cinématographique de 4h au bout de laquelle l’on sort épuisé mais heureux. Seule la bonne SF permet cela et Shangri-la peut s’enorgueillir d’être de l’excellente SF à ranger dans vos étagères aux côtés de UW1 ou de la Guerre Eternelle… avant de vous reprendre un petit Valérian pour souffler un coup ! https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/10/05/shangri-la/
Blondin
il y a 3 ans

Le Roy des Ribauds

Tome 3 : Livre III

Auteurs
Vincent Brugeas (Scénario)
Ronan Toulhoat (Dessin)
Édition
Akileos - 14 septembre 2017
Format
160 pages
EAN
978-2-3557-4316-0
Note moyenne
(18 votes)
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Les plus grands sportifs sont réputés pour passer leur temps à s’entraîner. Il semble qu’il en soit de même avec certains illustrateurs. Ronan Toulhoat est de cette trempe, ne lâchant jamais son dessin et progressant visuellement à chacune de ses publications. Nombre de grands maîtres (Hermann pour ne pas le citer) ne bougent pas d’un pouce entre leurs débuts et leur crépuscule. D’autres évoluent, pas toujours dans le bon sens. Je ne me hasarderais pas à parler de facilités, mais plutôt de conception de l’art, qui est pour certains une prise de risques, une mise en difficulté. Ronan Toulhoat ne se mets pas a proprement parler dans cette situation, œuvrant depuis des années maintenant avec son compère Vincent Brugeas, fameux couple artistique qui se connaît par cœur. Ils se font plaisir en allant dans ce qu’ils aiment. Cela signifie pourtant des changements de registre (SF, médiéval, militaire,…) et il suffit de constater l’acquisition technique qu’a prise Ronan Toulhoat (qui est devenu pour moi l’un des plus impressionnant illustrateurs BD du circuit, ne serait-ce que par son côté prolifique) depuis Block 109. Il travaille sans arrêt, comme en témoigne sa page Facebook où il publie quotidiennement ses échauffements et expérimentations. A ce titre, Le Roy des Ribauds volume II paru l’an dernier est sans doute ce qu’il a fait de mieux jusqu’ici. Non que le volume III tout juste sorti soit mauvais, très loin de là, mais on ne constate pas d’amélioration, ce qui est la première fois (qui aime bien châtie bien). Le jeu des couleurs (plus discutables que sur les deux premiers volumes) est sans doute en cause. Le parti pris de couleurs quasi-monochromes (quand les cases chatoyaient sur Chaos Team ou Les Divisions de fer) m’a surpris, tout comme le focus visuel sur le manteau bleu que l’on retrouve dans beaucoup de scènes et qui dilue a mon sens la très grande force de Toulhoat que sont les encrages. Depuis le premier tome je pense que cette série devrait connaître une édition NB et cette clôture de cycle confirme mon ressenti. Le volume III est une résolution des intrigues ouvertes dans les deux premiers et peut paraître moins flamboyant à ce titre par une certaine linéarité et par le nombre de batailles qui laissent quelque peu de côté les intrigues de couloir qui faisaient la grande force du scénario. Idem pour les personnages charismatiques relativement absents. Enfin, l’ouverture finale préparant un cycle 2 conforte cette impression mitigée. Il est toujours plus difficile de terminer une histoire que de la commencer et le quasi sans faute des deux premiers volumes ne laissait pas droit à l’erreur. On était pas loin des 5 « Calvin »! Ce volume III reste néanmoins d’un très bon niveau graphique, d’un dynamisme toujours aussi impressionnant et de séquences d’action aux plans uniques et d’un grand plaisir. Et le cycle dans son ensemble a apporté un grand renouvellement dans le monde de la BD en proposant un polar mafieux médiéval aux allures de blockbuster intelligent. https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/10/10/le-roy-des-ribauds-iii/
Blondin
il y a 3 ans

Aliénor Mandragore

Tome 1 : Merlin est mort vive Merlin

Auteurs
Séverine Gauthier (Scénario)
Thomas Labourot (Dessin)
Édition
Rue de Sèvres - 2 septembre 2015
Format
64 pages
EAN
978-2-3698-1197-8
Note moyenne
(6 votes)
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Les albums des éditions Rue de sèvres sont toujours propres, bien finis. Indication du format one-shot, du nombre d’albums, couverture sympa dans l’esprit BD jeunesse. RAS. J’ai déjà dit sur ce blog combien les BD scénarisées par des femmes se distinguent de celles de l’autre sexe (très majoritaires dans le métier). Un ton particulier, une finesse, l’attention à des détails, bref… Aliénor est de celles-ci. Sur un thème et un humour décalé très proche de la série Kaamelott ou d’Asterix, les auteurs nous emmènent en forêt de Broceliande (cœur de la Bretagne mythique), avec la fille de Merlin, dont le pouvoir vient d’apparaître: elle entend les mandragores, très prisées des mages et autres fées (dont la vilaine Morgane). Pas de bol, en tirant la plante, le cri tonitruant de la mandragore tue Merlin sur le coup! S’ensuivent des péripéties pour redonner vie au magicien, avec des figures telles que le jeune Lancelot, la godiche Viviane, dame du Lac, l’Ankou (incarnation de la mort dans le mythe breton)… et le fantôme de Merlin qui ne veut pas admettre sa propre mort… On nage en plein troisième degré, moins appuyé que sur la série d’Alexandre Astier mais tout aussi déjanté. Les dialogues sont savoureux et le sens de la pause des auteurs vaut son lot de bons éclats de rire à la lecture (j’adoooore l’ermite!). Sur les deux premiers albums je dirais que le second est un ton en deçà, mais l’ambiance générale permet une série au long court, sachant que chaque tome peut se lire séparément. Niveau dessin on retrouve un peu de Munera alliant traits fins très précis et style cartoon. Les décors et détails sont particulièrement clairs, bien plus que les personnages dont la silhouette est étrange par moment. Mais pas grave, c’est l’esprit général qui compte et là c’est très réussi. Aliénor, plutôt conçu pour un public ado, peut aisément se lire en famille et par un adulte. https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/10/13/alienor-mandragore/
Blondin
il y a 3 ans
Blondin a commenté l'album Souterrains (One-shot)

Souterrains

Tome 0 :

Auteurs
Romain Baudy (Scénario)
Romain Baudy (Dessin)
Albertine Ralenti (Couleurs)
Édition
Casterman - 13 septembre 2017
Format
144 pages
EAN
978-2-2030-9448-2
Note moyenne
(10 votes)
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Pour sa première BD, Romain Baudy dispose chez Casterman d’un très large format avec une pagination de 113 pages et un cahier graphique de 9 pages en clôture, très intéressant par-ce qu’il montre les hypothèses graphiques en regard des choix finaux. L’album est séparé en plusieurs chapitres indiqués par une page de garde entière. La couverture est efficace. Dans un coron du Nord de la France, c’est la lutte des classes entre mineurs syndiqués, patron capitaliste et porions. L’un d’eux va accepter de participer, pour l’argent, au test d’une machine révolutionnaire au fond de la mine. Embarqué avec une équipe « d’élite », ils vont découvrir un monde souterrain peuplé de créatures fantastiques… Le pitch est clairement gonflé et c’est sans doute ce qui a plu à l’éditeur. Mélanger BD historico-politique, sociologie du monde des mineurs, voyage au centre de la terre et steampunk, tout ceci donne envie d’en savoir plus. Proche d’un Blake et Mortimer de par son univers et son traitement (y compris graphique) Souterrains jouit de belles idées et d’un bon découpage. Le prologue est réussi, en montrant d’emblée le versant fantastique et tire sur l’impatience avec une première partie plutôt historique, portant sur les questions de domination dans la mine. L’introduction du mystère technologique est bien amenée jusqu’à l’arrivée dans le sous-monde. La suite est assez linéaire, l’explication restant un peu décevante et l’auteur n’apporte aucune attention particulière à ses créatures pourtant graphiquement totalement fascinantes ! L’ambition de renouveler le mythe des nains est pourtant excellente, mais romain Baudy ne va pas au bout de son ambition SF steampunk et ne parvient pas vraiment à donner un souffle épique à cet album malgré la place dont il dispose. Aucune précision non plus sur la magie ni sur le robot ne sont données (peut-être l’idée d’une suite, bien que le format choisi soit plus celui du one-shot), ce qui est frustrant. Côté dessin c’est très correcte, avec couleurs un peu criardes (là encore proches de Blake et Mortimer), l’auteur semble hésiter entre deux styles: celui des gros nez et celui du réalisme. Du coup on a un peu les deux. Dans un autre style, Mathieu Thonon, aussi débutant sur un gros diptyque one-shot, avec les mêmes défauts inhérents à un début de carrière, était porté par une plus grande ambition (trop peut-être). Au final, Souterrains ressemble à une bonne idée de départ qui n’aurait pas sue être exploitée jusqu’au bout. Peut-être peut-on destiner cet album plutôt à de jeunes adolescents qui seront intéressés par des thématiques (politiques) auxquelles ils n’ont pas l’habitude et traitées de façon relativement simples. L’auteur mérite des encouragements pour avoir su trouver un thème a priori jamais abordé en BD et pour avoir mis une vraie implication dans son projet. https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/10/20/souterrains/
Blondin
il y a 3 ans

Le Horla (Sorel)

Tome 0 :

Auteurs
Guillaume Sorel (Scénario)
Guillaume Sorel (Dessin)
Édition
Rue de Sèvres - 12 mars 2014
Format
62 pages
EAN
978-2-3698-1086-5
Note moyenne
(12 votes)
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Guillaume Sorel a une étrange carrière dans la BD. Illustrateur/peintre de grand talent doté d'un style très particulier, il avait débuté de manière remarquée avec le Lovecraftien "L'Ile des morts" mais n'a jamais depuis réellement été considéré parmi les grands. Ses choix, il est vrai (toujours tournés vers l'univers de la folie et du fantastique très proche de Lovecraft), ont été particuliers et pas franchement grand public. Personnellement ses one-shot (Mother, Typhaon) chez Casterman ont mes faveurs. Depuis quelques années il semble s'orienter vers l'adaptation littéraire et sa collaboration avec Serge Le Tendre sur "J'ai tué Abel" a été une grande réussite. Une critique pour Iznéo me donne l'occasion de me replonger dans son univers graphique si dérangeant et si beau, sur "Le Horla"... qui ne pouvait être illustré que par lui ! 'illustration de couverture, étonnamment très classique, incite peu à l'ouverture de l'album... Pourtant dès la première page, la pâte, la matière très caractéristiques de Guillaume Sorel fascinent. Prenant le temps d'installer ses ambiances, ses lumières campagnardes, l'auteur flatte les pupilles sur chaque case. Habitué des destructions de cadre sur le modèle d'Olivier Ledroit (tous deux sont passés entre les mains du scénariste Froideval coutumier de ces découpages), il crée ainsi des surgissements fantastiques dans un ensemble très sage. Tout cela est fort maîtrisé et Sorel dont les perspectives et anatomies n'ont jamais été le fort, livre ici probablement ses planches les plus techniquement maîtrisées. Probablement l'un des coloristes les plus talentueux de sa génération, il est étonnant qu'il n'ait jamais collaboré avec un autre dessinateur. Graphiquement dominé par les rouges et les ambres chers à Sorel, l'album est essentiellement contemplatif, comportant peu de textes, l'inquiétude reposant pour l'essentiel sur les ambiances, les visages et les paysages. Le scénario suit fidèlement le récit de Maupassant mais fait le choix (du fait du rôle du visuel) de renforcer le côté fantastique. Qui n'aurait pas lu la nouvelle se trouverait devant un ouvrage entièrement fantastique, la représentation de l'être et son explication étant matérialisés ici quand le texte original n'était qu'un récit de l'esprit du narrateur. C'est habile, cohérent avec l'univers de Guillaume Sorel et donne à l'album un intérêt différent de la simple adaptation. Peu attiré par les adaptations littéraires en BD, j'ai été très agréablement surpris par cet album, au-delà de ma seule fascination graphique pour l'un de mes auteurs préférés. https://wordpress.com/post/etagereimaginaire.wordpress.com/2637
Blondin
il y a 3 ans
Blondin à commenté son propre profil
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